Pour voir derrière les regards

Dimanche 14 septembre 2003

Recherche désespérément nez en état de marche, non bouché, qui ne coule pas toutes les cinq minutes, un beau petit nez non brûlé par le contact permanent qu'il subit avec des mouchoirs.
C'est urgent, merci.
Parce que là, j'en peux plus.

 


Jeudi 11 septembre 2003

Quand j'ai ouvert ce blog, j'avais forcément des objectifs.
Je ne me souviens pas desquels.
Je n'ai plus le temps de lire mes congénères, alors ce que je fais, c'est deux fois par semaine par exemple, je vais sur mes blogs favoris, je copie ce qui a été écrit pour lire tout ça hors connexion. Hypra pratique, non non, je vous assure.
En plus, bon, c'est pas du tout deux fois par semaine, c'est moins, mais tant pis.
Je tiens un journal, un journal intime, en dehors du net. Parce que j'ai besoin d'écrire certaines choses, parce qu'il y a des instants que je ne veux pas oublier.
Ce que j'écris dans mon cahier vert ne pourra jamais être retranscrit ici, c'est trop moi, c'est mon essence.
Dans ce cas-là, ce blog ne sert strictement à rien. Surtout si c'est pour écrire un mini post tous les quinze jours.
Je ne sais pas quoi faire, je n'ai pas envie de le supprimer, mais dans cet état actuel, il est d'une inutilité féroce, et je ne vois pas comment changer la situation.
J'ai lu Flaoua, tout à l'heure. J'avais un retard immense. J'ai lu aussi Maïa, oui, la coureuse de caleçons.
Elles ne le savent pas, mais depuis hier soir, j'étais dans un gouffre total, je voulais tout quitter, non, ce n'était même pas ça, je demandais aux autres de me quitter, et je pleurais, pleurais cette rupture fictive, un pur fruit de mon imagination. Pleurer quelque chose qui n'est pas.
Mais je ne sais pas prendre ce qu'on me donne. Vous comprenez pas, c'est la première fois que je suis vraiment amoureuse, la première fois qu'on me dit que je suis belle. C'est dur à accepter.
Alors, Flaoua et Maïa ne le savent pas, mais elles m'ont considérablement aidée à sortir de mon gouffre.
Et puis, un secret, que vous vous devez de répéter à tout le monde... que Flaoua est belle, dans ses mots... qu'elle est touchante, enivrante... qu'elle est belle à regarder...
J'aime ce qu'elle est, au plus profond d'elle...

 


Samedi 23 août 2003
Dernier post de la journée, ne vous inquiétez pas.
J'ai acheté Des visages, des figures de Noir Désir. Pas parce que j'aime le scandale, je ne fais pas partie de ces gens qui achètent les CD/livres/films de ceux qui viennent de mourir, ni de ces gens qui disent "Ah, on le/la regrettera, lui/elle..." alors que ces gens-là n'ont jamais rien dit sur cette personne-là avant qu'elle ne décède.
Je ne suis pas comme ça.
Il y a des faits divers (quelle horrible expression) qui me marquent à vie.
Marie Trintignant était extraordinaire, je ne l'oublierai jamais.
Comme je n'ai pas oublié mes objectifs musicaux de l'année, à savoir découvrir Noir Désir et les Têtes Raides.
Alors j'ai acheté Des visages, des figures. Paraît-il que ce n'est pas le meilleur.
Mais c'était fantastique.
La voix de Cantat, la musique, les paroles.
"Attends-toi, Laura, à ce que je me traîne à tes pieds..." "Tout disparaîtra, mais le vent nous portera..."
C'est de la musique qui fait mal, déjà parce qu'elle est belle, la beauté peut faire mal, et parce que c'est de la musique vivante, qui vit, et la vie est forcément cruelle, déchirante, douloureuse.
C'est de la musique douloureuse.
Bertrand a écrit "On se relève de ça ? On se relève de tout, même des chutes sans fond" dans le morceau L'europe.
Et moi, maintenant, Bertrand, je te demande... Prouve-le. Montre-le. Que ce ne sont pas que des mots.


Samedi 23 août 2003

Ici il fait chaud comme partout, Mars est magnifique tous les soirs dans mon ciel, je suis amoureuse (mais vraiment amoureuse), et j'ai trouvé un petit chat hier matin.
Elle est d'ailleurs couchée, en ce moment, entre le clavier et l'écran d'ordinateur, et je vous assure que c'est pas pratique du tout de taper avec un chat qui n'arrête pas de frotter sa tête sur votre main.
Je vous parle d'elle, alors ?
On ne sait pas encore comment elle s'appelle, sûrement Mimi la sardine (eh ben quoi ?).
Je me suis rendue compte hier qu'elle était très belle, parce que imparfaite.
L'imperfection est belle. Son imperfection. Une jolie petite tête mais de (trop) grands yeux, et de longues oreilles.
Un pelage tigré, des coussinets noirs, un nez rose entouré d'un fin trait sombre. Du blanc, un peu, sur le menton, un ventre léopard.
Une petite puce câline, gentille, très proche des humains, abandonnée, puis recueillie.
Un petit nez roux.
Une petite boule d'amour. Une belle rencontre.


 


Samedi 23 août 2003

Fallait bien que je revienne un jour... et après avoir perdu mon forfait illimité d'internet, et après avoir perdu tout le contenu de mon ordi suite à un réjouissant problème technique, je me dis que le moment est venu de faire mon retour.
J'étais pas vraiment partie, en plus, je l'ai dit.
Alors, me revoilà.
Je peux même écrire... vous m'avez manqué.

 


Jeudi 7 août 2003

Suite à des désagréments désagréables avec AOL, mon temps de connexion est totalement réduit. Il est passé de "des heures entières" à "des minutes trop courtes".
En attendant un arrangement, je ne peux ni lire les blogs, ni écrire sur le mien...
Non, la boutique ne ferme pas, on va juste dire que ce sont les vacances.
Comment ? Tout le monde est mort de chaud, de toute façon ?
Je ne vous le fais pas dire...

 


Dimanche 3 août 2003

Aglaïa revient dans les liens, même si elle a décidé de ne plus écrire.
J'ai compris hier, et vraiment, Aglaïa, pardon d'avoir douté. J'attendrai ton retour.

 


Samedi 2 août 2003

Parfois, au début de l'année, on se fixe des objectifs.
Les miens en matière musicale étaient de découvrir les Têtes Raides et Noir Désir. Parce que je connaissais déjà un peu les deux, et que ça donnait envie d'en savoir plus.
Puis comme j'achète un CD tous les six mois, et comme je ne sais pas me décider, je n'ai pas encore rempli ces objectifs.
Puis il y a eu Marie Trintignant et cette affaire sordide.
Alors moi je savais pas qu'ils étaient ensemble.
Je savais pas, je savais rien, et de suite, cette affaire m'a tordu les tripes...
Comment est-ce possible ? Marie Trintignant, une femme si mystérieuse, si... écorchée vive, une si bonne actrice... et Bertrand Cantat...
Pendant les jours en attente, j'espèrais réellement qu'elle s'en sortirait... autrement, ça signait la fin de Noir Désir, et de Cantat. Une fin apocalyptique.
Puis j'ai appris qu'elle était décédée, et j'ai presque été soulagée... car si elle s'en était sortie... dans quel état aurait-elle été ? Mais je n'en reviens pas quand même, et ça me hante, toujours...
Toujours...
J'ai envie de croire Cantat quand il s'excuse, j'ai envie de croire sa détresse, et j'ai envie de le soutenir, parce qu'il vient d'entrer dans un cauchemar infini...
Perdre une femme qu'il aimait peut-être, être responsable (involontairement) de sa mort, voir tout ce qu'il a perdu... apparemment, il perdra 10 à 15 ans de vie en liberté... Mais après ? Comment sortir, comment revenir, comment vivre ?
Alors je vais paraître ridicule, mais...
Bertrand, n'abandonne pas... fais pas une connerie... cette histoire est déjà suffisamment lourde.. ok, il y aura toujours la culpabilité à porter, mais... tu as commis une horreur, mais... n'abandonne pas...
Et je pleure la disparition de Marie Trintignant. Pensée émue et troublée à sa famille...

 


Mardi 29 juillet 2003

Vous épluchez des pommes de terre. Pour faire des frites.
Le conseil du jour est donc : EVITEZ de vous éplucher l'index gauche, ça ne sert à rien, et ça pique très fort.

Oui, ça va mieux, merci.
Mais ça saigne beaucoup, dites donc...

 


Lundi 28 juillet 2003

C'est extrêmement prétentieux de croire que sa propre vie peut intéresser les autres.

Je déménage mercredi, plus d'internet à partir de demain soir, et ce pour quelques jours. Mais ça risque de ne pas être trop dérangeant.

 


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