Pour voir derrière les regards

Dimanche 27 juillet 2003
Pas le moral en ce moment, le déménagement a déjà commencé, se terminera mercredi.
Génial.
Je pourrais vous poster des trucs que j'ai écrits, avant, mais le coeur n'y est pas.
Je reviens dès que j'ai quelque chose à dire.

Ou quand mon moral ira mieux. Non, d'accord, quand j'aurai quelque chose à dire.

Vendredi 25 juillet 2003

[post modifié, parce que c'est quand même mieux d'écrire un post dans la partie texte que dans le titre - qui est beaucoup trop limité]

Il y a des jours avec, et des jours sans.
Considérez qu'aujourd'hui est un jour sans.
Ca va être long...

 


Jeudi 24 juillet 2003

 [...] [aux alentours d'1h30] [...]

Lui:  je suis fatigué, c'est vrai...mais merde, ca y est, je veux pas aller me coucher, maintenant je vais encore penser a tes paroles toute la soirée !  
 Moi:  mais je n'ai rien dit, là... rien dit de marquant... 
 Lui:  et pourtant, si, ca m'a marqué  
 Lui: ca me marque depuis plus d'un an  
 Lui:  je ne t'ai jamais vu heureuse  
 Lui:  je t'ai vu rassurée, ca oui  
 Lui:  mais jamais heureuse
 

Et là j'ai eu douloureusement envie de pleurer alors je lui ai dit d'arrêter.

 


Jeudi 24 juillet 2003

Trouvé chez Mr Peer. Je ne connais pas (la chanson, pas Mr Peer, lui je le connais forcément puisque je reviens de son blog) mais c'est exactement ça. En ce moment. (me demandez pas pourquoi j'écris en gras, je ne comprends pas moi-même).

Eiffel - Quelqu'un

Siliconée, filiforme
Toute en beauté symétrique
Nichée au cœur d'un blockhaus
Sur les plages de l'Atlantique
La speakerine énumère les scoops
Interlocuteurs hors phase
Ca visse en plein dans les croupes
Pour le reste envoyez nous l'ardoise
Je cherche à aimer quelqu'un
J'attends juste l'esquisse d'un signe
Que ça chavire entre les lignes
Je cherche juste à aimer quelqu'un
Je cherche juste à aimer quelqu'un
J'attends juste l'esquisse d'un signe
Que ça chavire entre les lignes
Je cherche juste à aimer quelqu'un
Tu sais quand on dit : je l'aime bien
Hey, ma rock star tu t'écailles
Fragile, riche, joueur de foot
Jusqu'aux branchés petits scouts
Jusqu'à trouver qu'il n'y a que toi qui t'ailles
Je cherche à aimer quelqu'un
J'attends juste l'esquisse d'un signe
J'attends juste l'esquisse d'un signe
Chaque jour un nouveau kyste
S'immisce à l'orée du cœur
Chaque jour un nouveau Christ
Pour t'éviter les douleurs
Je... cherche... juste... juste...
Je cherche à aimer quelqu'un
quelqu' un... quelqu' un... quelqu' un...


Mercredi 23 juillet 2003

Aglaïa ne serait que mensonge, la jeune fille de 18 ans serait un garçon à l'imagination débordante. Je veux bien que l'on crée tout un univers, mais il faut au moins avoir la franchise de le dire. Et d'assumer. Et là, "Aglaïa" n'assume pas, "Aglaïa" écrit un message où "elle" annonce la vérité, et l'efface... tu as raison, cache-toi.
J'ai aimé lire Aglaïa en pensant lire la vérité, embellie peu importe, mais je pensais lire la vie d'une jeune demoiselle. Aglaïa est éjecté de mes liens, je voulais le dire, et je n'en parlerai plus jamais.
Chicken Suicide tire sa révérence, j'espère que c'est provisoire, hors de question d'enlever ce lien qui me plaît tant, lisez-là, lisez les archives... coups de gueule et coups de coeur, on s'attache forcément à Chicken Suicide. Merci pour ces mots-là, en tout cas.

 


Mercredi 23 juillet 2003

La voisine joue un morceau de piano - inquiétant, fort, comme dans les drames au cinéma.
Je ferme les yeux, me laisse bercer par les sons angoissants, aucun bruit ne trouble ce silence musical.
Vu plusieurs films ces derniers jours, dont trois vraiment marquants : "Drôle d'endroit pour une rencontre" où Gérard Depardieu est éblouissant d'amour (alors que Catherine Deneuve, en face, est affreusement énervante), "Pas de scandale" où je découvre encore une fois la beauté inimitable d'Isabelle Huppert, la folie de Luchini, et le naturel de Vincent Lindon. Où je découvre, seulement, pour la première fois, Vahina Giocante. "Elle est belle, non, tu ne trouves pas ?" "Tu n'as vraiment rien à lui envier..." "Pourtant c'est elle qui pleure dans les bras de Lindon, pas moi."
Il y a des actrices sublimes. Et "La repentie", hier soir, je suis tombée amoureuse et du film, et d'Isabelle Adjani, et de Sami Frey.
Tout ça, des films, des images, des mots, pour grandir, pour observer, pour réfléchir - pour aimer.
Oui, j'aurais aimé...

"Moi, je suis ce que vous voulez que je sois."
"Ah ! Non ! Je veux que tu sois ce que tu es !"


Mardi 22 juillet 2003

Mouette a parlé ce matin de sa relation avec les livres, comme quoi elle arrêtait parfois sa lecture par peur d'arriver à la fin.
Evidemment, j'ai tout de suite pensé à Diastème (évidemment !) et me suis promis d'en parler.
Juste avant d'écrire ce post, je me suis dit, zut, il est emballé, aussi, ce livre-là (puisque je déménage, je dois le rappeler combien de fois ?), et là, d'un seul coup, illumination : mais non Soledad, certes il est emballé, mais dans un carton non fermé (voyez comme mes conversations intérieures sont intéressantes. Oui, comme vous dîtes, heureusement qu'elles sont intérieures). Donc, magique, un extrait du livre de Diastème, qui s'appelle "Un peu d'amour" :

" Il ne faut pas finir les livres. Jamais. Il faut s'arrêter quand on sent qu'il va finir. Qu'on soit heureux ou pas. Frustré. Fiévreux. Il faut s'arrêter net et reprendre tranquillement son souffle. Puis le poser sur un tas. Bien sûr, plus le livre est gros plus ça semble difficile. Plus ça fait mal au coeur. Je pense ainsi être le seul type à avoir arrêter Belle du Seigneur à six pages de la fin. Les Possédés pareil. L'Idiot. Ulysse. Ca fait râler mon amoureuse. Je lui dis que c'est comme ça que j'aime les livres. Tous en même temps, pas jusqu'au bout. Les fins, je les lis plus tard. "

 


Mardi 22 juillet 2003

Le mardi, c'est conseil.
Donc, conseil du mardi : évitez de prendre le chaton que vous venez d'avoir dans votre chambre quand c'est la nuit (même s'il est très mignon... ça n'excuse rien). Il aura la fâcheuse manie de se coller à votre oreille, et de ronronner très fort. Et là, amusez-vous donc pour dormir...

C'était le conseil du mardi, merci à tous, excellente journée !


Lundi 21 juillet 2003

Un mois, qu'il a, le p'tit blog !
C'est mon record - et si c'était la bonne ?

 


Lundi 21 juillet 2003

J'ai l'impression que le monde entier est en stand-by ce soir.
Que tout dort et se repose.
Qu'alors, aucun mot ne peut sortir, ne peut briser le silence moite.
Pourquoi faire, de toute façon ? Parler, à qui ? De quoi ?
Ne rien dire. Parce qu'il n'y a rien à faire.
Attendre que cela revienne.

C'est fou comme...
Vraiment, c'est fou. Je n'aurais pas cru.
Et pourtant... pourtant !
Mais l'on n'y peut rien - on est devant le fait accompli.
C'est marrant, parce que je n'aurais pas imaginé... enfin, c'est ainsi, à présent.
Subir en attendant.

Et alors... d'un seul coup !
Se lever, oser affronter la terreur de chaque objet, leur crier.
Stop !
Partir.
Juste pour vérifier que c'est possible.
Et ça l'est.
Partir pour vivre.

Alors... alors sentir, retenir, prendre et donner, souffrir. Sourire.
Vous avez remarqué ?
Qu'une seule lettre change entre douCeur... et douLeur...
Comme quoi... il suffit d'une lettre pour changer. Pour partir, pour vivre.
Vivre pour ne pas regretter.

J'aurais aimé te parler, ce soir.
Je tiens à toi depuis... enfin, je tiens à toi.
J'aimerais compter dans ta vie, même si tu es loin, même si tu ne me vois pas.
J'aurais juste aimé te parler, ce soir.
Et te faire lire, quelque chose. Oser le faire pour ne pas regretter. Pour vivre.

Pour voir.
Juste pour voir...

Et si on...?

 


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