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Jeudi 17 juillet 2003
"Vivre sans lecture, c'est dangeureux, il faut se contenter de la vie, ça peut amener à prendre des risques." Michel Houellebecq (la seule chose qui m'ait plu chez lui...)
"Qu'importe un livre qui ne sait même pas nous transporter au-delà de tous les livres. " Nietzsche.
"La mort de Jacques Brel est une autoroute à trois voies, avec un gros camion Antar sur la file de droite." Philippe Delerm, in La première gorgée de bière.
"Je pense qu'être heureux, c'est être malheureux, que de ressentir un pareil plaisir, c'est comme de brûler." Anne Rice, in Lestat le Vampire.
"Je n'ai jamais écrit, croyant le faire, je n'ai jamais aimé, croyant aimer, je n'ai jamais rien fait qu'attendre devant la porte fermée." Marguerite Duras, in L'amant.
"Il fallait bien qu'un visage Réponde à tous les noms du monde." Paul Eluard, in L'amour la poésie.
par Soledad le 2003-07-17 07:50:15
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Mercredi 16 juillet 2003
Trouvé chez Poulpy :
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vous êtes légerement blog-dépendant, mais peut-être en passe de le devenir complétement. Prenez garde ce n'est pas si facile que cela de s'en détacher après. |
par Soledad le 2003-07-16 16:06:33
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Mercredi 16 juillet 2003
Ce genre de malaise dans les rues d'une ville qui se veut distante, comme si elle comprenait sans que je lui dise que le déménagement était déjà suffisamment douloureux - pas besoin d'ajouter un poids. Croiser des gens qui nous paraissent loin, vieux, ternes, insipides. Voir des lieus qu'on croyait aimer, et finalement, on les trouve sales, difformes. Soupirer d'ennui dans des endroits, des rues, des croisements, se trouver de trop dans ce décor-là, dans ce paysage. Remarquer les touristes dès le premier regard, rire, parfois, de leur attitude si prévisible. Et aller dans des magasins, par habitude, par curiosité, par ennui, aussi. S'imaginer belle dans des habits inacessibles, se voir moche, si moche, dans les siens. Attendre son tour. Il viendra.
par Soledad le 2003-07-16 13:56:52
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Mercredi 16 juillet 2003
Je me trouve moche, grosse, nulle. Les pantalons que j'ai essayés s'emmerdaient sur moi. Le ciel est tout gris, je passe mon temps à me plaindre - alors que j'ai horreur de la chaleur, donc je devais être contente aujourd'hui, mais non. Tout est nul, je n'aime pas les gens aujourd'hui ni les choses que j'aime d'habitude, les CDs que je frôle du doigt ne me renvoient qu'une image ennuyeuse et déprimante, rien ne me ferait plaisir. A part... A part ce que j'ai acheté, c'est-à-dire le dernier Madonna, L'amour fou de Breton, plus un cadeau de ma mère, Capital de la douleur d'Eluard. J'ai acheté/accepté ça parce que je sais que j'aime beaucoup, mais pourtant aujourd'hui, ça n'arrive même pas à me remonter le moral. C'est comme ça, il y a des jours où rien ne va. Je ne peux même pas me dire que ça ira mieux demain.
par Soledad le 2003-07-16 13:17:49
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Mercredi 16 juillet 2003
Sophie a écrit ce post alors que j'étais partie, et je n'ai donc pas pu le commenter au moment voulu - surtout que mon commentaire aurait été mille fois trop long pour un commentaire, donc il est plus simple pour moi d'en faire un post à part entière. Madame Bovary et moi, c'est une longue histoire. Quand j'étais en 1ère (l'année dernière, donc), nous avons étudié en français un extrait du début du livre, c'est le moment où Charles Bovary s'en va dans la nuit pour aller soigner le père d'Emma. Ce passage me plaisait vraiment beaucoup, puis on en a étudié l'adaptation ciné, et tout ça m'a donné envie de lire le livre. Seulement, il restait moins d'un mois avant les épreuves anticipées, et étant donné que j'avais à peu près 60 textes à voir pour l'oral, et je n'avais donc pas le temps, là, de lire Madame Bovary. Et évidemment, le monsieur à lunettes m'a fait passer sur ce livre, et malgré des a priori un peu négatifs, je m'en suis sortie avec une note honorable - mais ce n'est pas le sujet du post, là. J'ai donc acheté le livre, il fallait maintenant que je lise cette oeuvre qui m'avait permis de bien m'en sortir à l'oral, et il se trouve que j'ai été incapable d'ouvrir Madame Bovary. Le livre m'ennuyait déjà. J'ai attendu la semaine dernière (donc, un an), pour enfin le découvrir, parce que je juge qu'en tant que futur étudiante en Lettres Modernes, c'est un minimum, quelque part, d'avoir lu un livre de Flaubert. Seulement... comme Sophie... ce livre m'ennuie... mais m'ennuie !! Je n'ai pas dépassé les cinquantes pages en une semaine alors que si j'aime un livre, je suis plus rapide que ça... J'ai l'impression de perdre un quart d'heure sur chaque page, où, soit il ne se passe rien, soit au contraire, il se passe des mois et des mois en six lignes. Et c'est atroce, car je sais que ce serait quand même bien de lire ce livre, mais apparemment, ce n'est pas le bon moment du tout... or, ça me chagrine un peu d'abandonner comme ça...
Ca, c'était hier soir. Je me suis dit, ok, tu peux l'arrêter, mais finis au moins le chapitre en cours. Et là, ça m'a plu. Alors j'ai lu un autre chapitre, et ça y est, j'ai l'impression d'être entrée dans le livre, je ne m'ennuie plus - mais combien de temps cela va-t-il durer ? Peu importe, maintenant, sans regret, je m'autorise à le quitter, à n'importe quel moment.
par Soledad le 2003-07-16 07:00:07
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Jeudi 10 juillet 2003
Je n'écris que de la purée, aujourd'hui, ça me démoralise. J'ai essayé d'écrire un post, j'ai dû m'y reprendre plusieurs fois, je n'y arrive pas. Bon, soyons concis. Je m'en vais demain, jusqu'à... mardi... Histoire d'aller faire un tour au seul festival non-annulé... celui de Carcassonne... histoire de voir la très grande Annie Girardot dans Madame Marguerite. Histoire de passer une soirée très forte. Histoire de fêter mon bac avec *une* personne que je n'aime pas du tout, et histoire d'aller voir le feu d'artifice, ailleurs. Histoire de changer d'air. Bon week-end à tous !
par Soledad le 2003-07-10 17:42:33
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Mercredi 9 juillet 2003
J'ai joué mon avenir à un tirage au sort. Quatre papiers... Bordeaux, Toulouse, Lettres modernes, Philosophie.
J'ai tiré Bordeaux et Philosophie. Donc, logiquement, je vais à Toulouse, et je vais faire Lettres modernes. M'en parlez pas, je doute affreusement de moi. Mais il fallait faire un choix.
par Soledad le 2003-07-09 13:24:18
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Mercredi 9 juillet 2003
De loin, un chat. Ici, la plénitude de la tristesse. Tout est calme et doux, comme la caresse d'un rayon de soleil venu réchauffer les rancoeurs d'hier. Une cigarette, lentement. Savourer. Pas un bruit. Les oiseaux émettent de douces mélodies, dehors. La vue de la fenêtre invite à l'évasion - au voyage. Des champs, des collines, du vert se confondant avec le jaune naissant des tournesols. Quelques bâtisses, toutes chargées d'histoire, de secrets. On devrait écouter les pierres, elles ont tant de choses à nous confier. Plus loin, derrière, un lac insoupçonnable. Mais ce lac est demain, et demain est encore loin. De l'eau, de l'eau dans le verre, de l'eau sur les joues. Les essuyer ou les laisser couler. Larmes de joie, ou de regret. Bénéfiques ou pesantes. Le domaine des émotions est tellement vaste, profond, infini, qu'il est impossible d'en sonder toutes les richesses - toutes les failles. Alors se laisser bercer par la mélodie lointaine, la mélodie débouchant sur le mirage d'une foire alimentée par des éclats de rire enfantins. Se tourner un peu, voir toutes les lumières, aveuglantes ou apaisantes. Lumière-guide ou lumière de l'oubli. Tout s'enchaîne, se trouble, s'efface ou s'ancre dans la mémoire, tout sert ou tout est futile. A cet instant. Puis donner un éclat de sourire à l'imprévu de tes yeux.
par Soledad le 2003-07-09 08:36:56
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Mardi 8 juillet 2003
Sucré-Salé a eu l'heureuse idée de mettre au point un beau projet... ... Escapades ... ou l'art de faire voyager les gens sans bouger d'un pouce... Le concept est intéressant et tout doux, comme le blog de Sucré-Salé. Allez-y, lisez, participez. Il est toujours intéressant de donner sa propre touche à une excellente idée comme celle-là.
par Soledad le 2003-07-08 16:41:45
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Mardi 8 juillet 2003
Voilà, il y a des gens qui sont muets. Bon, jusque-là, rien d'extraordinaire. Et il existe aussi des animaux - chiens, chats, en l'occurence. Je ne vous apprends toujours rien. Mais je suppose qu'il y a aussi des muets qui aimeraient avoir un animal (chien, chat, en l'occurence)... Ma question est donc : comment font-il pour appeler leur animal (chien, chat... blabla...) ?
par Soledad le 2003-07-08 16:18:18
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