|
Mardi 8 juillet 2003
Je suis d'une humeur MASSACRANTE aujourd'hui, mais ça n'a aucun rapport avec ce que je voulais dire.
Non, ce que je voulais dire, c'est qu'on avait besoin d'un euro, parce que... oui, bon, on avait besoin d'un euro. Alors on a dit, d'accord, on va aller chercher une lotion anti-moustique, parce que moi, dans cette affaire, je n'ai plus de pieds. Alors on l'achète, très bien. Deux euros 16, en plus, c'est pas cher, mais faut en remettre toutes les cinq heures, c'est le problème même si ça n'en est pas un. On va à la caisse. Bon. Et là, la caissière, elle s'ennuyait, personne n'allait à sa caisse. Alors on a commencé à discuter... d'abord, de moustiques, logique. Alors elle nous raconte qu'elle, elle est piquée à l'élastique de sa culotte, parce que la nuit, elle transpire de là, et les moustiques pour l'embêter la piquent sur l'élastique de sa culotte. Mais v'là t'il pas qu'elle soulève son tee-shirt pour nous montrer... euh, mademoiselle, on va peut-être s'arrêter là, hein, on vous croit sur parole... bon, ouf, c'est bon, on n'a pas vu la couleur de sa culotte. Puis après, on continue à parler des moustiques, et ça dévie sur... les jeunes filles d'aujourd'hui, sur l'éducation des enfants, sur le sida et les campagnes de prévention... Oui, tout ça, et la demoiselle, 21 ans (elle nous l'a dit), est TRES bavarde, et ne nous laisse pas placer grand chose. Ce n'est pas grave, elle m'amuse, on rigole, elle est fraîche et naturelle, et ne dit pas trop de bêtises. Puis enfin une cliente arrive, et on s'en va.
Tout ça parce qu'on avait besoin de monnaie, et d'un euro. Que finalement on a failli oublier de donner à la personne qu'il fallait.
(puis c'est pas de ma faute, le style de ce post, c'est super difficile d'écrire quand on a une maman à côté de soi, qui nous interrompt toutes les 4 secondes pour montrer des photos de nous quand on était petit. Enfin, petite, parce que je suis une fille, mais vu la tournure de la phrase, fallait écrire "petit", non ? Puis ne prêtez pas attention à ce genre de détails...)
par Soledad le 2003-07-08 12:18:18
Permalien | |
Lundi 7 juillet 2003
Il y a des gens que j'ai beaucoup de mal à tutoyer. Parce que je ne les connais pas (comme sur internet). Parce que je les admire (comme sur internet). Il y a des gens qui éparpillent des constellations d'intelligence dans chacun de leurs mots, tout devient beau même si c'est pour raconter un fait anodin. Il y a des mots qui sonnent bien à l'oreille, des mots doux et poétiques, des mots surréalistes. J'aime me laisser guider par eux, écouter ce que les mots à me dire - de tendre ou de moins tendre. Mais les mots peuvent gifler. Certains mots font tant de mal... J'aime le fait que "mot" et "maux" sont des homonymes. Je ne peux pas m'empêcher de remplacer l'un par l'autre, quand je les emploie. J'aime les mots, parce qu'ils peuvent dire tellement de choses... si on les écoute tous, attentivement... faîtes attention au moindre détail, au moindre son... Ecoutez ce que les mots veulent vous dire...
...
Je voulais juste dire que j'admirais, réellement, sans fard, mais avec pudeur, deux personnes qui m'ont fait l'extrême plaisir de venir se perdre ici. Lui et lui.
par Soledad le 2003-07-07 16:05:25
Permalien | |
Lundi 7 juillet 2003
Le petit ami de ma soeur, en regardant le chien - " Il aurait pas grandi depuis la dernière fois ? " Moi - " Euh... tu sais, c'est la première fois que tu le vois..." Le petit ami de ma soeur - "Ah oui..." Moi - "..."
par Soledad le 2003-07-07 15:52:40
Permalien | |
Lundi 7 juillet 2003
Rien à dire, que des larmes.
par Soledad le 2003-07-07 10:49:52
Permalien | |
Dimanche 6 juillet 2003
Quand on vit la nuit comme c'est mon cas en ce moment (vous ne le voyez pas, mais il est 2h16, là), on se rend compte alors que les programmes télé de la journée commencent bien plus à l'heure que ceux de la nuit - une demie-heure de retard pour Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ. (en plus, c'était symbolique, ça devait commencer à 1h45... tu parles...) Alors moi je dis, l'épicière de Périgueux rouspète parce que Les feux de l'amour ont 5 minutes de retard, alors que pourtant, elle n'a pas à se plaindre.
par Soledad le 2003-07-06 20:16:18
Permalien | |
Dimanche 6 juillet 2003
Finalement, grosse déception.
J'avais oublié qu'on ne changeait pas du jour au lendemain, alors forcément, j'ai refusé la belle invitation qu'on m'avait faite. Résultat, un week-end sympathique, certes, mais on est loin, très loin de ce que j'attendais. Je voulais fêter la fin d'une ère que j'avais tant détesté, et puis... bah, un peu rien, quand même...
Et tout va continuer comme avant, rien n'a changé, et ça me déprime.
Voilà, le mot est lancé, je suis déprimée, là.
Pas envie de déménager à la fin du mois, pas envie de faire un choix pour l'année prochaine, pas envie, bordel, pas envie... Plus envie d'entendre sa voix plaintive, plus envie de subir les corvées quotidiennes, plus envie de manquer de fric.
Demain, un post plus rigolo. Pro-mis.
par Soledad le 2003-07-06 14:20:57
Permalien | |
Samedi 5 juillet 2003
Un mélange d'effervescence et d'impatience...
Le bac, hier, larmes en voyant mon nom sur la feuille, je me tourne vers ma mère "maman... j'ai la mention bien...", grosse et belle surprise émouvante, puis plein de sourires ensuite et de félicitations de tous les côtés, que ça fait du bien, pour une fois, d'être fière de soi... Parce que j'ai réussi tout un tas d'épreuves, je me montre que je suis capable d'y arriver, même avec tous les emmerdes...
Aujourd'hui, ma soeur, son ami, la fête, j'espère. En tout cas, la fête de les revoir.
Il me reste à me trouver un avenir - Bordeaux ? Toulouse ? - , une fac - Lettres modernes ? Philo ? et à me remettre, justement, de ma note de philo (très très bonne, voire, trop...)
Bon week-end à tous...! :-)
par Soledad le 2003-07-05 06:57:50
Permalien | |
Jeudi 3 juillet 2003
Sonner à ma porte, hésiter à ouvrir parce que la télé, parce que la timidité, et finalement, ouvrir car on sait que c'est la voisine et qu'elle ne va pas nous manger, ouvrir donc et voir que c'est elle, avec son adorable fille, et discuter. Discuter de tout, de rien, de soldes, d'avenir, surveiller la petite qui est partie faire du vélo, rire. Profiter. Etre rejointes par une quatrième personne, ma mère, discuter encore, les minutes passent sans qu'on s'en aperçoive, regarder oiseau, chat, oiseau proie du chat, rire de la pureté de la petite, partager un instant, comme ça. Puis discuter de chats, d'autres chats que celui de tout à l'heure, parler de ces petits, et partir les voir. Arriver chez des gens qu'on ne connaît, câliner les petits en ayant un petit coup de foudre - la noire et blanche pour fin juillet, ok ? - repartir. Rentrer. Etre heureuse.
Parce que j'aime ces instants-là, ces instants volés si précieux.
par Soledad le 2003-07-03 14:55:28
Permalien | |
Jeudi 3 juillet 2003
[écrit le 22 juin 2002.]
L'homme est atteint d'un mal incurable : la solitude. Quoiqu'il fasse, il se retrouve toujours devant son propre néant... sa propre solitude. Etre accompagné, ou isolé, entouré de mille personnes, ne change rien. Parce que chaque homme a un énorme trésor, qui fait aussi son désarroi ... : ses pensées. Peu importe comment vous nommez sa " vie antérieure ", ce dont je sais, moi... c'est que c'est la seule chose au monde qui soit inviolable, une des rares choses.. qui vaut la peine de continuer. Mais ça nous vaut mille tourments, mille tristesses. Un mélange de prison et de liberté... de pauvreté, et de richesse... Chaque homme, chaque femme, chaque enfant, vit les évènements à sa propre échelle, de sa propre manière. Ici, un homme pleurera, alors qu'une femme riera... là, un enfant sera ému, tandis qu'une grand-mère s'ennuiera... Tout dépend de chaque moment de notre vie. Rien ne sert à rien, et tout nous grandit... nous aide, mais nous perd, aussi. Puisque nous avons tous une vie différente, un caractère différent, personne ne voit la même chose de la même manière. Certains moments anodins peuvent nous marquer, alors que nous pouvons oublier un évènement mondial, connu par tous. Alors... alors, l'homme est seul. A cause de nos pensées, nous sommes résolus à être uniques, et seuls. Ca pèse, c'est lourd. Car nous aimerions tant partager de beaux moments avec ceux qui nous entourent, nous aimerions tant... offrir une part de bonheur ( quand celui-ci nous touche ), nous aimerions expliquer nos ressentis, qu'ils soient gais, nostalgiques, amers... nous en sommes incapables , car les mots ne peuvent pas exprimer nos sentiments de la même manière que nous les avons vécus. Quand nous disons que nous aimons un auteur, un film... notre récepteur ne peut pas nous comprendre, il ne ressent pas ce que nous avons ressenti, nous... voilà d'où vient toute la tristesse... Quand... je te dis que je vais mal, tu ne te rends pas compte à quel point je souffre... Quand je te dis que je n'en peux plus... tu ne vois pas le gouffre à mes pieds... Quand je vous dis que je suis seule à crever... vous ne réalisez pas ! à quel point c'est lourd, à quel point je dégomme, chaque jour... Vous ne voyez pas, derrière mes mots, derrière mon regard, tout ce que je cache... je cache mes doutes, mes angoisses, mes espoirs... Je n'en peux plus. Parce que je suis fatiguée, parce que tout m'agresse. Mais ça... ça, tu ne te rends pas compte, toi, qui me lis... C'est de là que viennent mes plus grandes douleurs. De la solitude... J'ai pleuré, j'ai crié, j'ai baissé les bras. Vous ne l'avez pas vu, car je suis seule... seule avec mes démons qui me dévorent. Aussi... Aussi, j'ai aimé, mais sans me l'avouer. J'ai ri, j'ai eu de si belles images dans mon esprit... de si beaux regards... ah, si vous saviez comme j'aime, ça... mais ça m'arrache de nouvelles souffrances, car tout est éphémère ( le temps détruit tout, n'est-ce pas... ), car la solitude reprend le dessus, forcément. Si vous voyez tout ce qu'il y a, dans ma solitude profonde... vous rieriez ! vous crieriez ! vous pleureriez ! vous auriez peur ! vous... me comprendriez... ah, si c'était possible...
par Soledad le 2003-07-03 12:06:13
Permalien | |
Mercredi 2 juillet 2003
je me dis que quand je vais retomber, je vais me faire sacrément mal.
Ce bouleversement (n'ayons pas peur des mots) interne est tel, que j'ai peur de ne plus me contrôler. Je veux dire, il y a une telle force qui jaillit de moi en ce moment que l'idée de tout perdre est terrifiante. Je ne veux plus aller mal comme avant. Je ne veux plus de ça, vraiment. Puis là, je ne sais pas comment, je revis - je renais.
Réellement.
Comme une seconde chance, comme une seconde vie, à presque 18 ans.
Je ne sais pas si on peut comprendre ça de l'extérieur, mais j'ai l'impression, ce soir, que c'est en train de repartir, mais je veux encorer garder cette petite boule de bonheur au fond de moi, pour la nourrir, et la faire grandir.
J'ai peur de me noyer, encore. Et de ne plus remonter.
Mais c'est idiot, cette angoisse, parce que maintenant, j'ai une bouée.
par Soledad le 2003-07-02 17:02:34
Permalien | |
Articles 41 à 50 sur 69
Pages: 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
|
|
|