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Mercredi 2 juillet 2003
Oui, à propos du titre, "Pour voir derrière les regards".
C'est très simple.
J'ai rencontré cette année André Breton, qui m'a paru extrêmement désagréable au premier abord, et finalement, je me suis laissée séduire, et ce qui devait arriver arriva, je suis maintenant totalement sous le charme. Bon. J'ai lu trois fois Nadja . Ce n'est que poésie quand on décide de voir à travers les mots.
Puis il y a ce passage : << Cela la fait penser à sa petite fille, une enfant dont elle m'a appris avect tant de précautions l'existence, et qu'elle adore, surtout parce qu'elle est si peu comme les autres enfants, "avec cette idée de toujours enlever les yeux des poupées pour voir ce qu'il y a derrière les yeux. " >>
J'avais juste envie, moi aussi, de voir plus loin que les apparences.
par Soledad le 2003-07-02 14:19:51
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Mardi 1 juillet 2003
Attendre inlassablement un coup de fil qui ne vient pas, parce que la personne qui devrait nous appeler ne connaît pas notre numéro. Mais attendre quand même, et quand le téléphone sonne vraiment, au bout de quelques jours de silence, on n'y croit plus. On ne connaît pas le numéro qui s'affiche, on sait que ce n'est pas la personne espérée, car elle, ne connaît pas notre numéro, mais nous, nous connaissons le sien. On ne décroche pas, par peur de qui est à l'initiative de l'appel. Mais on réalise tout doucement qu'une personne, quelque part, a pensé à nous, a voulu nous entendre, et nous a appelé. On réalise que, pendant qu'on tient son téléphone dans le creux de sa main, une autre personne l'a, collé à son oreille, et attend doucement qu'on décroche. On réalise que quelqu'un pense à nous quelque part. Mais on ne décroche pas, peur de l'inconnu. Puis, à la même heure inversée (04 - 40), un autre coup de fil, celui-là, on ne l'entend pas, ce n'est pas volontaire. On s'étonne. On regarde le numéro, on ne le connait toujours pas, mais on espère malgré tout, en regardant le répertoire... on ne sait jamais, si le téléphone n'a pas remarqué que la personne qui a appelé est inscrite dans sa mémoire. Et on tombe sur le numéro qui nous a appelé, mais avec une faute d'orthographe. Un 8, à la place du 9. C'est trop gros pour croire que c'est une autre personne qui a voulu nous joindre, et là, on n'y croit plus. C'est l'une des deux personnes à qui on pense toujours en croisant du regard son téléphone qui nous a appelé. Peut-être la première fois aussi. Savoir qu'*elle* pense à nous, là-bas, chez elle. Qu'elle veut nous parler. Ca fait mal et ça fait rien.
par Soledad le 2003-07-01 09:00:46
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Dimanche 29 juin 2003
... que plus je le lis, Kobal2, plus je l'apprécie.
C'est un gars précieux et sensible, découvrez-le, et vous verrez.
par Soledad le 2003-06-29 15:28:14
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Dimanche 29 juin 2003
parler de la senteur de l'été et des fils à scoubidou que j'ai achetés hier pour pouvoir m'amuser, parler donc du charme des vacances, des couleurs gaies et tout ça, et finalement, je suis hyper triste ce soir.
Je voulais qu'*il* sorte de ma vie, et, finalement, après une conclusion houleuse, délicate et difficile, j'ai gagné.
Il est parti.
Pourtant, y'a des victoires qui n'ont rien de glorieux.
Alors, moi, maintenant, j'ai envie de pleurer.
par Soledad le 2003-06-29 14:59:38
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Samedi 28 juin 2003
Oui, aujourd'hui, je veux rendre hommage à mes pieds, qui me supportent aussi bien physiquement que moralement.
C'est quand même dingue, les pieds nous supportent de tout notre poids, je trouve qu'on n'est pas assez reconnaissant de leur travail. Chaque jour. Tout le temps.
Tout mon petit corps qui repose sur une pointure 41, je trouve ça émouvant.
Alors, mes chers pieds (faut que je les baptise, tiens, il serait temps...), je vous remercie pour votre présence, chaque jour, même quand ça ne va pas, vous êtes toujours là pour moi, et sachez que ça me touche beaucoup. Merci.
par Soledad le 2003-06-28 14:33:44
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Vendredi 27 juin 2003
Hier, impossible d'afficher quoique ce soit, du coup, je suis chamboulée, et ne sais plus quoi dire.
Enfin, si.
Je laisse la parole à Tim Burton, en recopiant un poème extrait de son merveilleux livre La triste fin du petit Enfant Huître (et autres histoires).
La Fille Vaudou
D'étoffe blanche est sa peau, et elle est toute raccommo- dée, et elle a plein d'épingles de couleur qui lui dépassent du coeur.
Elle a des yeux super- bes, une belle paire de disques hypnotiseurs dont elle use pour fasciner les gus.
Toutes sortes de zombies l'entourent et dansent quand elle est en pleine transe, il y en a même un dont la provenance est la France.
Hélas, elle se sait prisonnière d'un sort, dont elle ne se sort jamais. En effet, dès qu'on s' approche d'elle, les épingles encore
plus profond dans son coeur s'enfoncent.
J'ai l'impression que Tim Burton a écrit ce poème exprès pour moi.
par Soledad le 2003-06-27 07:47:15
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Mercredi 25 juin 2003
La petite mamie du dessous a tellement monté le son de sa télé que je peux regarder la mienne en silencieux - j'arrive quand même à suivre.
Bon, évidemment, on a toutes les deux nos fenêtres grandes ouvertes, mais quand même.
C'est amusant. Bon, vous, ça ne vous amuse pas, et moi, ça ne m'amuse que deux minutes aussi (puisqu'apparemment, on ne regarde pas la même chaîne) mais n'empêche que c'est amusant.
Je dis ce que je veux, hein !!
par Soledad le 2003-06-25 14:50:11
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Mercredi 25 juin 2003
Je déteste les gens qui ont le dernier : - Fersen - Madonna
Je déteste les gens qui ont le CD de Vincent Delerm.
Je n'aime pas non plus ceux qui peuvent se dire "Tiens... que faire aujourd'hui ? Bah, autant aller s'acheter quelques bouquins..."
Vou voyez, je ne demande même pas d'argent. Juste plein de CDs (j'ai raccourci la liste, là, évidemment... mais mettez aussi Biolay et Bénabar, merci), et plein de bouquins, tout le temps.
Je voudrais vivre dans une immense pièce où il n'y aurait que des livres, des CDs, des DVDs, de quoi utiliser tout ça, et bien sûr, des bonbons, aussi.
Mon anniversaire est le 10 août, vous êtes prévenus...
par Soledad le 2003-06-25 11:13:12
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Mercredi 25 juin 2003
je suppose que c'est une marque d'amour de la part de mon chien de venir poser sa truffe toute mouillée sur mes jambes nues ou de venir s'essuyer sur mon pantalon après avoir bu.
Seulement, c'est étrange, cet amour-là... je pourrais m'en passer.
Mardi 24 juin 2003
Un orage avec un ciel jaune, une pluie diluvienne, un gros melon pour moi toute seule ce soir au repas.
Et y'en a qui trouvent le moyen de se plaindre ?
par Soledad le 2003-06-24 15:00:15
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